Choisissez des cosmétiques produits localement, près de chez vous !
Les questions que l’on se pose :
Les ingrédients de tes cosmétiques sont-ils 100 % locaux ?
Malheureusement non.
J’ai toujours eu à cœur de travailler le plus localement possible. Mon objectif est simple : privilégier d’abord le local, puis le français, ensuite l’européen et, seulement lorsque je n’ai pas d’autre choix, me tourner vers des ingrédients venant de plus loin.

C’est aussi pour cette raison que je cultive moi-même mes plantes. De cette manière, je sais exactement d’où elles viennent : elles poussent directement chez moi.
Pour les ingrédients que je ne peux pas produire, je cherche systématiquement des fournisseurs locaux.

Par exemple, l’huile de tournesol que j’utilise pour les macérations solaires est produite à Beaumont-sur-Lèze, environ 35 km de l’exploitation.
L’huile d’amandon de prune présente dans certains produits provient du Lot-et-Garonne, environ 150 km.
L’idée est toujours la même : réduire au maximum les distances parcourues tout en conservant des ingrédients de qualité.
As-tu dans tes cosmétiques des ingrédients non français ?
Oui, certains ingrédients ne sont pas français.
Ce n’est pas un choix de facilité mais parfois une nécessité.
Par exemple, je souhaitais absolument utiliser une glycérine végétale sans huile de palme.
Après de nombreuses recherches, j’ai trouvé une solution qui me semblait être le meilleur compromis. L’entreprise qui me fournit cette glycérine est basée à Toulouse mais la matière première est produite en Inde, tout simplement parce que l’arbre (Karanja), qui produit les graines dont est extraite la glycérine, ne pousse pas en France.
Ce n’est pas la solution idéale à mes yeux mais c’est celle qui correspond le mieux à mes exigences en matière de qualité et de composition.
Pourquoi utiliser un ingrédient étranger dans un cosmétique local ?
Lorsque je choisis un ingrédient, plusieurs critères entrent en compte : son origine, son efficacité, sa naturalité et son impact global.
Parfois, il faut trouver un équilibre entre ces différents critères.
C’est notamment le cas de l’extrait de radis fermenté, un actif antimicrobien qui joue le rôle de conservateur naturel dans certaines de mes formulations. Aujourd’hui, c’est le seul conservateur de ce type que j’ai trouvé, qui soit entièrement d’origine naturelle et autorisé par le référentiel COSMOS.
Pourtant, c’est aussi l’ingrédient le moins local. L’entreprise qui me le fournit est italienne et, d’après les informations dont je dispose actuellement, le seul fabricant est aux États-Unis.
Je suis toujours en pourparlers avec moi-même : Est-ce que je privilégie le naturel quitte à avoir un ingrédient qui vient de l’autre bout du monde ou bien, je n’atteins pas le « 100% naturel » mais j’ai des produits d’une distance plus raisonnable…Je n’ai pas réussi à trancher.
Pour l’instant, c’est une entorse à mon utopie initiale qui reste de tendre vers des cosmétiques les plus naturels et les plus locaux possibles.
Travailles-tu avec des partenaires locaux ?
Oui, et c’est même un aspect essentiel de mon projet.
J’essaie de travailler avec un maximum d’acteurs locaux à chaque étape de la fabrication.
- Ma graphiste habite à seulement 3 km de chez moi.
- L’imprimerie qui imprime mes étiquettes se trouve à environ 16 km.
- La toxicologue qui évalue et valide mes formules est à Montauban, à environ 70/80km.
- Les analyses microbiologiques sont faites dans l’Aude, environ 100 km.
- Les challenges tests sont réalisés dans l’Hérault à environ 300 km.
- Les contenants que j’utilise pour stocker les hydrolats proviennent également du sud de la région, près de Perpignan.
- Le fournisseur de l’alcool utilisé pour la désinfection, environ 200 km.
Même pour les plantes, je cherche à relocaliser au maximum mes approvisionnements.
Au début de l’aventure, les plants venaient principalement du sud-est de la France, notamment de la région de Châteaurenard et Carpentras. Aujourd’hui, grâce à un groupe de relocalisation porté par l’organisation Bio Ariège Garonne, je peux me fournir beaucoup plus près de chez moi.
Les plants installés récemment proviennent du secteur de Saint-Girons, environ 40 km. Je réalise également un maximum de boutures chaque année afin de reproduire mes propres plantes et de limiter encore davantage les achats extérieurs.
Pourquoi privilégier autant le local ?
Le local fait partie de l’identité même de mon activité.
J’essaie de produire localement, de travailler avec des partenaires locaux et de vendre localement. C’est aussi pour cette raison que je participe principalement à des marchés et événements proches de chez moi.
Je ne cherche pas à vendre à l’autre bout du pays à tout prix. Mon objectif est avant tout de développer une activité ancrée localement, aussi bien dans le choix de mes ingrédients que dans la façon dont je distribue mes produits.
Derrière chaque cosmétique, il y a tout un écosystème de producteurs, d’artisans, de laboratoires et de partenaires locaux.
